Ce matin j'ai dû prendre la décision de la faire endormir.

Hier soir elle a commencé à souffrir du manque d'air car son épanchement pleural et abdominal était devenu trop important. J'ai vu dans ses yeux qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle souffrait. C'est horrible de ne rien pouvoir faire sur le moment.

Finalement, je lui ai appliqué contre le corps des "packs de gel à glacer" (ceux remplis de liquide bleu que l'on met au congélateur) bien froids et ça l'a un peu soulagée. C'est un truc qui peut être utile - selon le cas car parfois au contraire il faut du chaud. Il vaut mieux mettre un chiffon fin entre la peau et le pack s'il est très glacé, mais au-dessus des poils ceux-ci font isolation.

Je l'ai surveillée toute la nuit en mettant le réveil toutes les heures. Jusqu'à 4 h, elle est restée calme mais après elle a voulu aller sur le balcon au frais. Je l'ai installée au mieux jusqu'à 7 h 30. Elle a eu envie de boire et a même réussi à grignoter un peu. Mais sa respiration est restée très difficile. Elle avait toujours envie de vivre mais malheureusement la maladie était partie gagnante d'avance.

A 8 h 30 j'ai appelé le vétérinaire pour le prévenir. Je l'ai emmenée... et à 9 h 45, elle n'était plus là.
J'ai l'impression - fausse peut-être, mais moche - que ce matin je n'ai pas pris le temps de la câliner une dernière fois. Mais en même temps je ne voulais plus la voir souffrir.

Sa petite tête va me manquer longtemps... comme ses grands yeux, son petit nez en forme de cœur, ses manies... et même son gros bidou.

Le plus dur maintenant c'est de passer le cap de toutes les premières fois : la première fois que je vais rentrer et qu'elle ne sera pas derrière la porte à m'attendre ; la première fois que quelqu'un viendra et qu'elle n'ira pas lui dire bonjour ; aller me coucher sans elle ; me réveiller sans qu'elle soit là ; réaliser que je n'entends plus sa petite clochette ; nos parties de poursuites et de cache-caches, les petits câlins et gratouilles...

Même si l'on sait que l'on a pris la bonne décision (comme me l'a dit Anne et c'est tout à fait ça) cela arrache le cœur. Mais vous êtes nombreuses à connaître la sensation de ce moment douloureux.

Je vous remercie toutes pour votre soutien, cela fait du bien,
et je vous fais des bizeNETtes.

 

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